L’importance de la vaccination dans le monde et particulièrement en Afrique

PD. Dr. Franck Anicet Ditengou
@FDitengou
https://www.bio.uni-freiburg.de/groups/ditengou-en?set_language=en

Le niveau de développement d’une société ou d’un pays s’évalue par l’espérance de vie de sa population. Or l’espérance de vie est tributaire de la couverture sanitaire garantie par l’État. C’est dire combien les choix politiques de santé publique sont fondamentaux dans tout pays qui tient à protéger ses populations.

Au cours de l’histoire de l’humanité, la population mondiale a toujours progressé de façon quasi continue. Sur une échelle logarithmique, la courbe de croissance de la population mondiale montre des phases d’accélération et des paliers. Selon les experts, cette progression est le fait des avancées technologiques telles que l’augmentation des capacités agricoles et l’amélioration de l’espérance de vie, et non l’augmentation du taux de fécondité (Figure 1).

Figure1. Progression de la population mondiale au cours du temps (https://wikirouge.net/wr/index.php?title=Population_mondiale&mobileaction=toggle_view_desktop)

Au titre des avancées technologiques majeures ayant permis d’accroître de façon significative l’espérance de vie des êtres humains, on peut citer la pratique généralisée de la vaccination. Ainsi selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), elle aurait permis d’éradiquer de nombreuses maladies infectieuses telles que la variole (Figure 2). L’éradication signifie dans le jargon de cette organisation, la réduction totale et permanente au niveau mondial de l’apparition de nouveaux cas suite à des politiques volontaristes.

Figure 2. Enfant atteint de variole

La naissance de la vaccination

La pratique de la vaccination est très ancienne. On rapporte que l’empereur de Chine K’ang Hsi, qui avait survécu à la variole quand il était enfant, aurait fait vacciner ses enfants jusqu’à la fin du 17e siècle. Il employait une méthode qui impliquait de broyer les croûtes de variole et de souffler la matière dans la narine1. Certaines sources font remonter ces pratiques en Chine à 200 ans avant notre ère2. Mais c’est le Dr. Edward Jenner (1749-1823) qui a introduit la vaccination en Grande-Bretagne en 1796. Sa pratique consistait à inoculer le virus de la variole de la vache au lieu de celui de la variole humaine3. Comme le mot latin pour dire vache est vacca et que le virus de la variole de la vache s’appelle la vaccine, Jenner décida de nommer cette nouvelle procédure la vaccination4.

Qu’est-ce qu’un vaccin ?

Un vaccin est une substance utilisée pour stimuler la production d’anticorps et fournir une immunité contre une ou plusieurs maladies. Les vaccins sont préparés à partir de l’agent causal d’une maladie, de ses produits ou d’un substitut synthétique, traités pour agir comme un antigène sans induire la maladie.

Pour comprendre comment fonctionne un vaccin, il est indispensable de savoir comment le corps combat les maladies. Lorsque le corps est envahi par des germes tels que des bactéries ou des virus, le système immunitaire utilise plusieurs outils pour combattre l’infection. Il produit notamment des globules blancs constitués de macrophages qui détruisent les germes ainsi que les cellules mortes ou mourantes, laissant derrière eux des parties des germes envahisseurs appelés antigènes. Il synthétise également des lymphocytes B qui fabriquent des anticorps ciblant les antigènes laissés par les macrophages et de lymphocytes T. Ces derniers attaquent les cellules déjà infectées.
La première fois que le corps rencontre un germe, la période d’incubation dure plusieurs jours durant lesquels tous les outils de lutte en vue de surmonter l’infection sont fabriqués par notre organisme.
Après l’infection, le système immunitaire se souvient de ce qu’il a appris sur la façon de protéger le corps contre cette maladie. Le corps conserve quelques lymphocytes T, appelés cellules mémoire, qui agissent rapidement si le corps rencontre à nouveau le même germe.
Lorsque les antigènes familiers sont détectés, les lymphocytes B produisent des anticorps pour les attaquer.
Il apparait donc clairement que les vaccins aident à développer l’immunité en imitant une infection. Mais comme tout médicament, les vaccins peuvent provoquer des événements indésirables. Contrairement aux médicaments conventionnels prescrits aux personnes malades, les vaccins sont administrés à des individus en bonne santé. C’est l’une des sources d’inquiétude concernant les effets indésirables des vaccins. Ces derniers ne provoquent presque jamais de maladie, en revanche ils assurent la production de lymphocytes T et d’anticorps par le système immunitaire.
Les symptômes mineurs causés par les vaccins sont normaux et devraient être attendus à mesure que le corps renforce son immunité. Toutefois, dans certains cas très rares, des réactions d’hypersensibilité peuvent se produire mais celles-ci sont généralement liées aux prédispositions génétiques des individus.

De la recherche clinique au vaccin

L’ignorance, l’arbitraire, voire la superstition sont la pire des faiblesses dans un monde où le savoir est une force. Brièvement, qu’est-ce qu’une recherche clinique ?

Au sens de la loi qui l’encadre en France, la loi Jardé, la recherche clinique correspond aux études scientifiques réalisées sur la personne humaine en vue du développement des connaissances biologiques ou médicales. Il s’agit de recherches prospectives, impliquant le suivi de patients ou de volontaires sains15.

Etant indispensables à une meilleure compréhension des maladies, à l’amélioration de leur prévention et de leur traitement, les recherches qui impliquent la personne humaine (RIPH) sont encadrées par des textes législatifs qui en distinguent trois catégories :
1. les recherches interventionnelles,
2. les recherches interventionnelles à risques et contraintes minimes,
3. les recherches non-interventionnelles,

Ces catégories se différencient par :
– la nature de l’intervention prévue par le protocole de recherche, modifiant ou non de la prise en charge habituelle des participants
– le niveau de risque et de contraintes pour les personnes qui acceptent d’y participer.

Les recherches cliniques dont l’objectif est de trouver un vaccin contre le COVID-19, impliquent des recherches interventionnelles non dénuées de risques pour les personnes qui y participent.

Quelle que soit la catégorie de ces recherches, elle doit être portée par un promoteur. Celui-ci en assure la gestion, veille au respect des bonnes pratiques garantissant l’intégrité de l’étude et vérifie que le financement est acquis, obtient l’avis favorable d’un comité de protection des personnes (CPP), recoit une autorisation de la Commissions Nationale Informatique et Liberté (CNIL) concernant le traitement des données à caractère personnel des personnes impliquées (ou respecter une méthodologie de référence)15.

Les catégories 1 doivent en plus obligatoirement faire l’objet d’une autorisation de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

Ces recherches sont menées sous la direction et la surveillance d’un investigateur (médecin, professionnels de santé ou personne qualifiée dans le domaine concerné par la recherche) qui doit :

– informer les personnes sollicitées pour participer à une étude sur l’objectif de la recherche, sa méthodologie, les bénéfices attendus, les contraintes et les risques prévisibles, le droit de refuser de participer et celui de retirer son consentement à tout moment;

– recueillir leur accord de participation à l’étude et s’assurer qu’elles ont bien compris les informations données. En fonction de la catégorie de l’étude, cet accord peut être un consentement (écrit, express) ou une non-opposition.

Et si cette recherche visait une échelle internationale, elle reste soumise à des Guidelines internationaux (CIOMS, Helsinki, WMA…)16 mis à jour régulièrement et tenant compte des grands principes éthiques du respect des personnes, de bienfaisance et/ou de non-malfaisance, de justice distributive (la règle de non-exploitation – “ne pas aller faire chez les autres ce qu’on ne voudrait pas faire chez soi”). 17,18

Il s’agit donc d’un processus transparent et légalement encadré dans tout Etat de droit. Il en va ainsi du statut politique et juridique des pays qui développent la recherche au bénéfice de la santé de leurs populations.

L’importance de la vaccination sur le continent africain

La vaccination a permis une quasi élimination mondiale de la poliomyélite (Figure 3). Elle a également réduit la morbidité et les incapacités causées les maladies à prévention vaccinale telles que la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la tuberculose, ou la rougeole. Ces maladies constituent environ 58 % de décès, soit 1,5 millions de victimes enregistrées chaque année dans le monde.

La poliomyélite, une maladie quasiment éradiquée

Concernant la poliomyélite, en 1996 les experts de l’OMS ont noté une absence de circulation du virus sur le continent africain et une baisse des paralysies flasques aigues (infirmité ou handicap moteur) caractéristiques de cette infection. Seuls le Nigéria et de la Guinée Bissau

Figure 3. Efficacité du vaccin anti poliomyélites dans le monde. Distribution mondiale des cas de poliomyélites en 1988 et en 2017. La poliomyélite est quasiment éradiquée (Source : https://upload.wikimedia.org/ )

demeurent à ce jour les deux pays du bloc épidémiologique de l’Afrique de l’Ouest non encore libérés de cette maladie.
Ces succès ont été obtenus grâce à des passages réguliers des équipes vaccinales. Le virus de la poliomyélite pour lequel il n’existe aucun traitement est très contagieux et traverse les frontières. Des cas de contaminations sont encore observés hors du continent africain, en Afghanistan et au Pakistan notamment.
Pour éradiquer la poliomyélite, l’OMS préconise de maintenir la mobilisation de toute la société afin d’atteindre chaque enfant. L’OMS recommande d’élaborer des plans spéciaux permettant d’approcher les enfants des populations mobiles et migrantes dans les zones de conflit ou dans les régions isolées. Elle préconise aussi le renforcement de la vaccination systématique, meilleure défense contre la poliomyélite au plan national ainsi qu’une amélioration de la surveillance dans les zones à haut risque.

Le virus du tétanos fait de la résistance

Le tétanos est une maladie infectieuse causée par une bactérie commune (le Clostridium difficile) que l’on retrouve partout dans le sol, l’eau et même dans les hôpitaux en raison de sa résistance aux méthodes de stérilisation courantes5-7.
Le tétanos est la cause majeure des infections nosocomiales et constitue de ce fait un grand problème de santé publique surtout dans les pays en voie de développement. En effet, la grande majorité des cas d’infection se produisent à la naissance et touchent les nouveau-nés, leurs mères à la suite d’accouchements ou de soins postnataux prodigués dans des mauvaises conditions d’hygiène8.
La protection contre le tétanos repose essentiellement sur une vaccination active (vaccin antitétanique) ou passive (immunoglobuline spécifique). Les vaccins antitétaniques quant à eux sont préparés à partir d’une molécule, l’anatoxine tétanique (toxine inactivée9), une neurotoxine modifiée qui induit la production d’une antitoxine protectrice, c’est-à-dire un anticorps. La mère ainsi vaccinée transmet l’anticorps par le placenta à son fœtus, prévenant ainsi tout risque de tétanos néonatal10. Les mauvaises conditions d’hygiène rencontrées dans de nombreux hôpitaux africains et l’absence d’autres traitements probants, surtout que des souches résistantes de Clostridium difficile existent11, recommandent que des campagnes de vaccinations contre cette bactérie soient maintenues et même renforcées.

Maîtrise de nouvelles menaces

Les anciennes et les nouvelles menaces sanitaires qui visent l’Afrique doivent être prises très au sérieux car elles pourraient porter atteintes aux efforts de développement. L’introduction du vaccin contre le Rotavirus dans 33 pays africains en 2016 montre par exemple que les pays ne doivent pas baisser la garde.
Le Rotavirus est la principale cause de diarrhée sévère chez les enfants de moins de 5 ans dans le monde. Il représente 39% de tous les décès par diarrhée infantile dans les pays africains12. Plus de la moitié des décès dus aux Rotavirus dans le monde surviennent dans les pays d’Afrique subsaharienne. En 2013, avec l’Inde, le Pakistan et l’Afghanistan, huit pays africains (Nigéria, République démocratique du Congo, Angola, Éthiopie, Tchad, Niger et Kenya) représentaient ainsi près des deux tiers de tous les décès (100 pour 100 000 enfants, 65%)13.
Il existe deux vaccins antirotavirus oraux, basés sur des virus vivants atténués : Rotarix ™, GSK Biologics et RotaTeq®, Merck & Co. Ces vaccins ont prouvé leur efficacité (85–98%) dans la lutte contre la gastro-entérite à rotavirus sévère lors d’essais cliniques qui se sont déroulés dans des pays développés14-17.
Selon les experts, la vaccination contre le Rotavirus a considérablement réduit les hospitalisations et les décès sur notre continent. De nouvelles baisses sont espérées à mesure que de nouveaux pays mettront en œuvre cette vaccination18. Ces estimations renforcent une introduction plus large et un soutien continu des programmes de vaccination contre le Rotavirus.
La vaccination contre le Rotavirus est un problème mondial qui exige donc une réponse globale.

La vaccination à l’heure du COVID-19

Alors que le monde se bat actuellement contre la pandémie causée par le COVID-19 (Figure 3), l’Afrique fait actuellement face à une campagne anxiogène à l’endroit des vaccins et des programmes de vaccination sur son territoire. Celle-ci est largement relayée par tout public via les réseaux sociaux.

Figure 3. Image prise au microscope électronique à balayage montrant le SARS-CoV-2 (orange) – également connu sous le nom de 2019-nCoV ou COVID-19 – isolé d’un patient aux États-Unis, émergeant de la surface de cellules (marron) cultivées en laboratoire. Crédits: NIAID-RML

Cette controverse est très dangereuse au point que Fred Eboko directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), est venu à juste titre rappeler dans une récente tribune publiée dans le journal Le Monde, que des milliers d’essais cliniques sont effectués tous les ans dans le monde.
Selon une étude publiée en 2018 par le réseau Les Entreprises du médicament (LEEM) et basée sur les données officielles du gouvernement américain, sur les essais cliniques initiés en 2017, le pourcentage de participation par régions/continents du monde est sans ambiguïté. Amérique du Nord : 57 % ; Europe : 38 % ; Asie : 27 % ; Océanie : 11 % ; Amérique latine : 8 % ; Afrique et Moyen-Orient : 7 %. L’Afrique subsaharienne est la partie du monde la moins sollicitée pour les essais cliniques.

Malheureusement pour ceux qui critiquent les vaccins, il s’agirait de stratégies à buts génocidaires orchestrées par d’obscures officines occidentales racistes qui auraient pour objectifs inavoués de réduire la croissance de la population africaine. Il est vrai que des projections montrent que la population africaine devrait réprésentée 25% de la population mondiale en 2050, alors que celles de l’Europe et de l’Amérique du nord déclineraient.
Ces projections sont effectuées suivant les taux de natalité actuels et misent sur le maintient en bonne santé des populations. Mais l’Afrique reste vulnérable et ce continent est notamment le siège de multiples épidémies qui tuent de nombreux enfants, compromettant ainsi ses chances d’atteindre ses objectifs de développement. Les populations africaines doivent être protégées de ces épidemies et cela passe par la mise en place de politiques publiques de santé cohérentes et efficaces.

Le rôle des gouvernements est donc primordial et l’OMS recommande la mise en place de services publics à disposition des plus pauvres. Elle demande un engagement politique au plus haut niveau des gouvernements nationaux et des institutions multilatérales afin de combler le déficit de financement pour les activités de vaccination et de surveillance.

Il est donc impérieux que les autorités gardent un œil sur les activités des laboratoires désireux de mener des essais cliniques sur son sol. Afin que l’éthique et le respect de la dignité humaine, valeurs universelles qui encadrent ce type de recherches en Occident, soient appliquées avec la même rigueur sur le sol africain.

Ainsi, alors que de nombreuses voix s’élèvent à travers le monde pour critiquer les vaccins et les campagnes de vaccination, il nous semble important de rappeler ce que la protection de la vie humaine à travers la vaccination a apporté à l’humanité. Si l’idéal de progrès semble ébranlé ces dernières décennies, l’attitude scientifique consiste à privilégier l’esprit critique, la recherche des causes naturelles contre la superstition et la promotion des causes imaginaires.

PD. Dr. Franck Anicet Ditengou
Biologiste Cellulaire
Enseignant chercheur à l’Université de Freiburg, Allemagne
Président de Gabiomed Researcher Inc.
www.gabiomed.org

References
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